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Extrait d'une dépêche de presse sur le budget des universités en région

Extrait d'une dépêche de presse AEF (n°161720) sur la situation budgétaire des universités en région.

Le budget 2012 de l'université du Littoral Côte d'Opale a été voté en équilibre le 15 décembre dernier par 12 voix pour et 4 abstentions. Il s'élève à 91,15 millions d'euros, contre 92,6 millions d'euros en 2011, une diminution qui « s'explique par un périmètre de calcul légèrement différent » d'une année sur l'autre, selon la direction. Aucun prélèvement n'est prévu sur le fonds de roulement pour équilibrer le budget. En 2010, le volume des
réserves était passé de 120 jours à 35 jours, l'université étant contrainte de faire face à des dépenses d'investissement et de fonctionnement"
La masse salariale représente 63,8 millions d'euros. Seize postes sont gelés pour 2012, l'Ulco prévoyant cependant de recruter neuf personnes. Les primes représentaient 3,38 % de la masse salariale en 2011. La politique indemnitaire pour les personnels Biatoss sera rediscutée en 2012 ; la politique des primes des personnels enseignants est en cours d'élaboration, en parallèle avec le référentiel enseignants.
Le budget formation est en légère progression d'une année sur l'autre (de 41 % à 42 % du budget global), tandis que le budget recherche est en baisse (de 30 % à 24 %). Mais « l'évolution à la baisse du budget recherche s'explique par un périmètre de calcul différent entre le budget initial 2011 et celui de 2012 », précise l'établissement. En effet, « en 2011, au budget initial, un montant élevé avait été ouvert en prévision de gros contrats de
recherche » tandis que cette année, « un réajustement sera fait lors du vote de la première DBM [décision budgétaire modificative] ». Enfin, l'effort d'investissement sera moins important en 2012 : 3,53 % du budget global contre 4,07 % en 2011, ce qui représente 500 000 euros de différence. « La baisse s'explique par une absence de recettes d'investissement en provenance du ministère pour la mise en sécurité des locaux », précise
l'université.
« Comme en 2010 et en 2011, ce budget ne permet pas à l'université de fonctionner normalement », dénonce Philippe Hus, secrétaire du Snesup-FSU. « La dotation de l'État [pour le fonctionnement] est moins élevée (+ 0,3 %) que ce qu'avait prévu la présidence (+ 0,5 %), alors que cette prévision était déjà très timide », pointe-t-il. « Cela a des conséquences qui n'ont rien d'anecdotique : dans les bâtiments de Calais et de Dunkerque,la chaudière est coupée en début d'après-midi par mesure d'économie et les gens travaillent dans le froid ; le budget d'acquisition de la bibliothèque est divisé par deux cette année ; la dotation de la médecine préventive va chuter de 22,5 % ; les dotations de fonctionnement
des deux IUT sont en baisse sensible de 8 à 9 % », donne-t-il à titre d'exemples. Les moyens humains sont tout aussi insuffisants, selon le syndicaliste. « Le président, pour être sûr de payer les salaires de tout le monde en décembre, ne pourvoit pas tous les postes, alors que le ministère nous reconnaît lui-même un déficit de 18 postes », dit-il. Ajoutant :
« L'autonomie consiste à demander aux présidents d'universités de gérer la pénurie ».

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