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Elections 3 conseils liste FSU (SNESup-SNASUB) : contribution recherche

Contribution sur la recherche extraite du projet que porterons les élus de la liste FSU (SNASup-SNASUB).

Dans le cadre des élections aux 3 conseils, les candidats sur les listes d'ouverture FSU (SNESup, SNASUB) vous proposent leur contribution sur la recherche. Celle-ci sera dans le projet final disponible, dans la journée, sur le portail de l'ULCO et le site du SNESup. Pour rappel nous échangerons avec vous cette après-midi en visioconférence sur tous les points de notre programme.

Pour une recherche de qualité soutenue et reconnue

C'est-à-dire une recherche qui s’appuie sur la solidarité et qui laisse la possibilité d’être actif en recherche pour le plus grand nombre d’entre nous. Ce sont ces conditions réunies qui permettront l’excellence.

Nous défendrons et nous maintiendrons le lien fondateur entre FORMATION ET RECHERCHE. Une université sans formation est vouée à la disparition. Des formations qui ne sont pas sous-tendues par des activités de recherche ne sont plus universitaires, car elles ne bénéficient pas des résultats de la recherche d'une part, ni de la compétence à la recherche des enseignants-chercheurs, d'autre part. Réciproquement, l'activité de formation permet au chercheur d'expliciter, de préciser, synthétiser, ses travaux de recherche auprès d'un public qui a d'autres exigences que le public des autres chercheurs.

Une stratégie de recherche pour l’ULCO

  • Un projet construit avec les membres de l’université. Le projet de l’université en matière de recherche défini dans le contrat quadriennal, évolue avec l’actualité régionale et nationale. Il faut que le texte de ce projet soit mis à jour et rendu public. Tout comme le budget est voté par le CA, le projet de l’université en matière de recherche doit être amendé et validé en CS. Le VP CS devrait être le principal communiquant au niveau du PRES et du CNRS pour les questions de recherche.
  • Le CS doit être le lieu légitime pour les discussions stratégiques concernant la recherche. Ainsi, la politique menée dans le cadre des projets phares du CPER devrait être discutée dans un CS élargi avec les acteurs scientifiques et industriels de ces projets. L’ULCO doit rechercher par ailleurs une reconnaissance et donc une attractivité à l’échelle de tout l’établissement sur des points communs à tous (conditions de développement des activités de recherche en termes de soutien, d’accompagnement efficace pour les réponses aux appels d’offres, de formations des EC…).
  • Il faut soutenir la recherche en SHS.

Un débat sur les orientations de l'université ne peut se passer des apports des langues et plus généralement, des Sciences Humaines. Les SHS, ont toute leur place dans l'université ; elles sont complémentaires aux sciences dites « dures ». Que serait une université dédiée à la connaissance d'objets et qui ne s'intéresserait pas aux sujets ? Les langues et les sciences humaines doivent prendre part au débat : quel rôle ont les langues dans l'avenir de l'ULCO ? Quelle place l’ULCO veut-elle donner au SHS ? Nous demandons davantage de reconnaissance pour les composantes de notre université injustement considérées comme "minoritaires".

Les équipes de recherches en SHS sont très peu épaulées financièrement et il n'est pas normal que des équipes, bien notées par l'AERES et dotées d’un fort potentiel d’enseignants-chercheurs publiants, ne puissent être mieux soutenues financièrement. La promotion de la recherche, qui donne une visibilité nationale et internationale, n'est pas gratuite; l'organisation de manifestations scientifiques, l'invitation de spécialistes, le financement des publications du laboratoire (les éditeurs  "côtés" sont très chers...,mise en place de réseaux...), tout cela requiert des moyens. Une vraie politique d’encouragement (via des financements, des co-tutelles, des thèses européennes) aux doctorats en SHS devra être défendue, pour les traiter à égalité avec les sciences « dures ». De même que les déplacements des chercheurs pour les colloques ou missions de terrain, nécessaires à l'actualisation permanente de la recherche (surtout lorsque leurs sujets portent sur des pays lointains) ne peuvent être en permanence financés par le chercheur.

Pour encourager les EC à être "produisants" et à répondre aux appels à projets (régionaux, nationaux, internationaux...) lourds a préparer, un financement minimum de la recherche doit être assuré par l'université. Cette discussion pourra être abordée au CS et des axes prioritaires, stratégiques, "identitaires", en fonction du nombre de publiants dans les équipes pourront être proposés. Les axes prioritaires de l’ULCO devront être définis et justifiés en fonction de son potentiel –le bilan social est un outil à exploiter, tout comme les rapports de l’AERES – et non comme des directives arbitraires imposées par une équipe de direction.

  • Il faut améliorer l’évaluation de la politique BQR en fixant des critères objectifs pour déterminer quelles avancées en recherche a permis cette politique.

De manière plus générale nous souhaitons définir des critères permettant de dresser un bilan de chaque action en faveur de la recherche menée par l’ULCO : coût / résultats. Ce qui suppose au départ d’avoir fixé des objectifs à atteindre = critère de succès. Donc globalement intégrer les principes de gestion de projet aux actions de l’établissement et d’en tirer ensuite les conséquences.

Pour encourager les EC à être "produisants" et à répondre aux appels à projets (régionaux, nationaux, internationaux...) lourds a préparer, un financement minimum de la recherche doit être assuré par l'université. Cette discussion pourra être abordée au CS et des axes prioritaires, stratégiques, "identitaires", en fonction du nombre de publiants dans les équipes, etc... pourront être proposés. Les axes prioritaires de l’ULCO devront être définis et justifiés en fonction de son potentiel –le bilan social est un outil à exploiter, tout comme les rapports de l’AERES – et non comme des directives arbitraires imposées par une équipe de direction.

Faire le choix des coopérations

Nous faisons résolument le choix de la coopération au lieu de la concurrence mortifère dans laquelle on voudrait nous entraîner, nous voulons favoriser l’émergence de projets communs. C’est notamment dans la coopération que l’on trouvera des masses critiques en recherche pour exister au plan national et international.

 

  • Au sein même de l’établissement dans le domaine de la recherche comme dans celui de l’enseignement. Nous défendrons par exemple une politique d’allocations BQR soutenant les projets transversaux, « inter-labos » et multidisciplinaires. Nous souhaitons que les projets phares portés par l’ULCO (Innocold, IRENI, Campus de la mer…) puissent intégrer un maximum d’équipes de recherche de l’ULCO. Néanmoins, la recherche de l’établissement ne peut s’articuler exclusivement autour de 2 ou 3 thématiques ciblées, elle doit répondre aux spécificités territoriales et/ou rayonner sur les plans nationaux et internationaux.
  • Au niveau régional où il faut que l’ULCO reste un élément moteur des projets trans-universitaires qui participent à  l’organisation de la recherche en région définie par le CPER.
  • Au niveau national en favorisant et en accompagnant les mises en réseau, l’intégration et l’animation de groupes de recherche nationaux et internationaux permettant des collaborations thématiques interdisciplinaires.

Nous souhaitons un réengagement du CNRS (et des autres grands organismes) dans les laboratoire de l’université qui en expriment la volonté. Nous combattrons une politique d’excellence de la recherche dont la cartographie française se limite à une dizaine d'universités.

  • Au niveau international en particulier dans l’Eurorégion. Ces coopérations nous permettront de mettre à profit les mutualisations rendues possibles ainsi que les effets de taille qu’elles engendrent automatiquement. Nous souhaitons faciliter l’accueil des chercheurs et doctorants étrangers (zone euro et hors zone euro). Il est nécessaire que l’ULCO affecte un service administratif dédié à cela (formalités administratives, logement, conférences, etc.).    Enfin, nous soutiendrons la création d’un pôle technologique, s’appuyant sur les formations professionnalisées (IUT, EILCO,..), qui contribuera à développer la recherche appliquée à l’ULCO.

Une nouvelle politique de gestion des ressources humaines

  • Discussion des profils et redéploiements de postes avant le vote par le CS avec les membres de la commission en charge et l’avis du CT. Il faut revoir cette commission de « non élus » non représentants. Quant à l’avis du CT, seulement une partie des redéploiements passe vraiment par lui, ce n’est pas acceptable. Là encore, aucune commission ne doit supplanter le rôle des élus présents, actifs et exigeants dans l’intérêt de l’établissement. Par ailleurs, il sera nécessaire de réfléchir clairement à des indicateurs pertinents pour le redéploiement de postes dans les laboratoires, à l’image de ce qui a été fait pour les formations. Nous souhaitons une gouvernance transparente qui prend ses responsabilités et justifie ses choix. Nous dénonçons le recours régulier aux gels de postes comme solution de facilité visant à palier l’insuffisance des dotations ministérielles. Nous proposons que les directeurs de laboratoires et directeurs de département viennent défendre en CS et en CT leurs demandes de postes afin que ces deux instances émettent un avis collégial validé ensuite en CA. Là encore, il nous paraît crucial qu’un point soit fait sur la politique passée de manière à expliquer par exemple pourquoi certaines sections CNU de l'ULCO ne parviennent-elles pas à recruter, le manque d'attractivité ne pouvant être la seule réponse.
  • Augmenter le nombre des chercheurs actifs en poste à l’ULCO. Pour diverses raisons une faible proportion des EC de l’ULCO n’est plus investie aujourd’hui dans des activités de recherche. Pour la plupart ces EC ont un investissement plus important dans des activités pédagogiques et/ou administratives. Ces activités sont nécessaires à la bonne santé de l’établissement, tout comme le sont les activités de recherche. La proportion d’EC « produisant » en recherche est un des critères d’évaluation des universités, et il pèsera probablement dans le devenir, tant en recherche qu’en enseignement, des universités de proximité comme l’ULCO.

L’ULCO devra se donner les moyens d’augmenter sa production scientifique, notamment en rendant plus attractif l’investissement des EC dans ce domaine. Pour cela nous proposons trois axes principaux concernant les activités de recherche des EC.

a)Faciliter l’intégration en recherche des nouveaux EC. Ce qui passe notamment par une limitation de leur charge d’enseignement, par exemple les deux premières années. Cette limitation pourrait correspondre à un service complet sans heures complémentaires voire un demi-service. Cela passe également par un soutien financier à l’installation en recherche, ce qui se fait déjà en partie via le BQR « EC nouvellement recruté ». Cela passe enfin par une aide à l’intégration dans les équipes de recherche.

b)Limiter les risques de décrochage de la recherche des EC déjà en activité. Cela nécessite de rendre plus attractif l’investissement en recherche dont la reconnaissance en terme de carrière est très concurrentielle, plus incertaine et sur du long terme. Dans ce but il pourrait être envisagé de reconnaître les investissements en recherche, au-delà du RNT qui considère que la plupart des activités de recherche font partie du service de base de l’EC. Un suivi des EC, de leur progression et de leurs difficultés par des personnes spécialisées en RH contribuerait également à supporter ces activités.

c)Appliquer une véritable politique de gestion des ressources humaines, pour travailler avec les EC non publiants (mais souvent produisants) pour définir avec eux les conditions permettant leur retour à la recherche ainsi que des modes de participation à la recherche individualisés. Il faut dégager des moyens pour les projets des non produisants, ces moyens sont actuellement inexistants. L’attractivité de l’enseignement est forte puisqu’une heure complémentaire faite est une heure payée alors que les services lourds et la non production en recherche sont souvent liés. Il faut donc s’opposer aux services d’enseignement trop lourds. Un débat sur ce point doit être instauré pour éviter une modulation des services à la hausse. Le SNESUP s’oppose au principe de modulation des services à la hausse car l’enseignement punition (service augmenté avec salaire constant) est source de désordre pédagogique, et ce sont finalement les étudiants qui paieraient les pots cassés. Il souhaite donc que l’incitation à la recherche soit privilégiée. A l’inverse les sous services doivent être pris en compte pour une évaluation équitable des activités des EC.

 

Des avancées pour les doctorants, ATER et enseignants-chercheurs

  • Des facilités pour les nouveaux EC recrutés en termes de financement et de charges d’enseignement (allègement du service d’enseignement comme proposé ci-dessus).
  • Une reconnaissance de l’ensemble des tâches liées à la recherche. Nous encourageons l ‘intégration de nouvelles responsabilités de recherche dans le référentiel et le recours aux décharges de service pour aider à l’activité de recherche.
  • Une démocratisation de la PES. Nous restons attachés à une évaluation nationale multi-critères. L’ULCO est à l’heure actuelle en dessous du cadrage national (20% de A, 30% de B, 50% de C). Nous souhaitons qu'un bilan soit réalisé sur les 4 premières années d'existence de cette prime. A partir de ce bilan, les élus CS engageront une réflexion sur les critères d'évaluation et le mode de distribution de la prime de manière à rattraper le retard des EC de l'ULCO par rapport au cadrage national.

Soutenir toute politique en faveur de l’épanouissement, de la réussite et de l’insertion des doctorants.

L’ensemble des EC de l’ULCO pourrait se retrouver dans un objectif commun de qualité de la formation doctorale, indépendamment des thèmes ou disciplines. Cet objectif pourrait être une source d’attractivité pour des candidats doctorants  à l’échelle nationale et internationale, mais aussi contribuer à améliorer la « production scientifique » en limitant le nombre de doctorants insuffisamment encadrés. Parmi les actions de l’établissement permettant à la fois d’atteindre cette qualité et de communiquer à ce sujet nous proposons :

a)la mise en place systématique des Comités de Suivi de Thèse, déjà exigée par certaines écoles doctorales,

b)la formation spécifique à l’encadrement doctoral par des formateurs professionnels spécialisés, des nouveaux EC et des autres EC qui le souhaitent, à l’encadrement des projets doctoraux, à l’image des formations proposées cette année par le PRES pour les sciences,

c)la possibilité pour tout doctorant d’enseigner au cours de sa thèse quelque soit son financement. Il faut veiller à ce que les doctorants participent activement au programme de formation proposés par les écoles doctorales. Il leur faut un projet professionnel avec plusieurs portes de sortie, sur ce point les formations à l’encadrement doctoral accompagnent les encadrants.

Nous réclamons pour les ATER l’équivalence TP=TD pour leur permettre un allègement de service et une présence plus forte dans les laboratoires.

Une meilleure visibilité, une meilleure valorisation

Une visibilité accrue.

Nous souhaitons par ailleurs une diffusion plus large des activités de recherche de notre université (journées des doctorants, aide au mini colloque, amélioration de la visibilité sur la toile…). La visibilité de nos laboratoires et de notre université est très mauvaise. Nous proposerons que les sites WEB des laboratoires en français et en anglais soient pris en charge par le service informatique.

Valorisation et projets.

Il faut renforcer la cellule « valorisation » de l’université pour aider au montage de projets lourds et au dépôt de brevets.

Il faut inciter les laboratoires à participer aux projets ANR et accorder des décharges de service aux coordinateurs de ces projets.

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